Materiel - Numérisation d'un film Super 8

On lui a demandé et il l'a fait !

Serge, mon Oncle et Parrain a réussi à numériser plusieurs heures de vieilles bobines familiales au format Super8.

Il a procédé à de nombreuses astuces pour mener à bien ce projet, constatez vous même, par exemple, les greffes de câbles réalisées sur ce vénérable projecteur.

Ci-dessous une vue du produit final, le golf du Valinco (Propriano) dans les années 1975, le bruit typique du projecteur Super8 inclu.

 

 

Même l'encyclopédie a été mise à contribution !

Ci-dessous Serge a  la gentillesse, de nous expliquer comment il a procédé

Depuis  pas mal de temps l'idée m'était venue de sauvegarder nos * vieux * films  8 mm ou Super8 sur DVD ou autres supports.

C'est plus commode  que l'installation avec le projecteur et tout le cinéma ; et cela permet de sécuriser ce patrimoine car nos bons vieux films sont malgré tout fragiles ( humidité , moisissures ,rayures etc.…)

Comme beaucoup d'internautes ou autres passionnés je me suis documenté sur les possibilités de faire exécuter ce travail par une ou des officines spécialisées.

Après de nombreuses consultations ; au vu des tarifs proposés très souvent prohibitifs , je me suis dit il faut te remettre ( je suis retraité !! ) au boulot et de tenter de faire cette mutation par mes propres moyens.

Comment faire sans équipements sophistiqués ?

Réponse : Il suffit tout SIMPLEMENT de transposer des images transparentes sur DVD ou autres ; le principe est tellement simple.

N'étant pas de la dernière couvée j'ai pensé à ce que font les pros c'est à dire capter l'image d'origine en image numérisée.La petite lampe c'est allumée !!

1) enregistrer ces films sur support adéquat

2) transposer ces captures pour traitement sur PC

3) enregistrement  sur DVD.

CAPTURE DES FILMS Super8.

Je possède un caméscope numérique donc pour moi pas de problèmes. J'ai 1 projecteur  Super8. 1 écran de projection télescopique.

C'est parti pour les premiers essais.

Installation de l'écranProjecteur ( Nettoyé car la poussière ne fait pas bon ménage )

4 bobines de 120 mètres remplies à 105 mètres ( ce qui correspond à 7 petites bobines de 15 mètres )

Il me reste 21 bobines de 15 m à assembler et 2 bobines vierges de 120m ; il m'en faut 1 pour la réception pendant la projection !

iIl me manque donc 2 grosses bobines pour faire mes assemblages .Qu'à cela ne tienne ça doit bien se trouver ( nous verrons plus tard ).

Installation de l'écran

Mise en service du projecteur à environ 2 mètres de l'écran afin d'éviter une perte de luminosité ( réglages habituels ; positionnement , netteté etc. …) tout est Ok

Positionnement du caméscope sur son trépied au plus près et dans l'alignement du projecteur pour éviter au maximum le parallaxe.

C'est parti

Projection du film ( 1e bobine )

Cadrage de l'image ( caméscope ) à l'aide du viseur c'est plus précis !! Réglages netteté , taille etc. ( il faut enregistrer au mieux la totalité de l'image ).

Après environ 2 à 3 minutes de tâtonnements pour essayer de stabiliser ( à l'aide d'une molette qui en fait sert de potentiomètre pour régler la vitesse de défilement des images ) l'enregistrement est arrêté : les images défilent soit vers le haut soit vers le bas dans le viseur

Ce n'est pas gagné.

Je raccorde mon caméscope à mon PC via le port fire wire IEEE1394 pour enregistrement de  mes images à l'aide de ( je ne fait pas de PUB ici ) Pinnacle Studio 10

.Je passe les détails ; c'est la catastrophe.

Je remet mes neurones en fonction et cherche la solution

Eurêka !

La vitesse de défilement  des images (18 im/s sur 1 projecteur) est tributaire de la stabilité de tension primaire/ secondaire du réseau qui lui peut varier de +/-10% et je suis modeste alors que le caméscope Numérique est lui stable et de plus travaille à 25i/s( he oui ).

Il me faut donc trouver une combine pour palier à tous ces problèmes.

Après recherches l'idéal et l'enregistrement à 16,6 images seconde ( c'est ce que font les laboratoires )

Je vais donc autopsier le projecteur

Comme je suis un peu fouille m… j'ouvre le dit projecteur ( sans être prétentieux mes connaissances me le permettent ).

En cherchant un peu avec l'aide d'un bon multimètre ( numérique ) je me rend compte qu'il y a 2 circuits secondaires d'environ 14 volts ( continu ) séparés, 1 pour l'alimentation de la lampe halogène et l'autre pour l'avance du film et les rotations des bobines.

Pour moi la solution est d'arriver à stabiliser la vitesse de défilement des images.

Je passerai les détails de déconnexion de l'alimentation défilement / entraînement du film ; il faut quand même un minimum de connaissances mais ce n'est pas * hard *

il me faut maintenant alimenter ce système En cherchant un peu dans mon petit bazar je retrouve une vielle alimentation stabilisée  fixe  (12v +/- 0.02% ).

Comme pour le projecteur autopsie de alimentation fixe qui devient grâce à l'ajout d'un potentiomètre ( remplaçant une résistance fixe ) alimentation à tension variable entre 11,6v et 16,8v.

C'est le bonheur c'est ce qu'il me faut.

Comme je ne suis pas convaincu que le numérique ( caméscope ) fasse l'affaire je décide de ressortir mon vieil instrument analogique en l'occurrence  un CCDV 200 E qui va me jouer une entourloupe ; après mise en service des rayures verticales défilent dans le viseur ( recherche sur le Web ; condensateurs chimiques de la carte vidéo HS )

 

Comme je suis têtu et obstiné je me suis mis en quête de trouver un remplaçant a mon vieux caméscope ANALOGIQUE.Après bien des péripéties je suis en possession de l'objet.Equipé de tout ce dont j'ai besoin l'installation redémarre avec :

 

Projecteur bidouillé avec réglage de tension très précise( alimentation réglable externe )

 

Caméscope Analogique

 

Ecran télescopique sur lequel j'ai * scotché * du papier blanc mat format A2 ( au cour de mes premiers essais l'on voit le scintillement des grains de la toile de l'écran) et ceci donne une idée de la distance projection / capture.

 

Mise en service de tout l'ensemble.

 

Netteté de l'image projetée et cadrage en fonction du format papier A2.

 

Mise en service du caméscope et surtout cadrage précis de l'image.

 

Ca tourne reste à annuler le problème synchronisation ( défilement instable ).

 

Avant de continuer j'ai fait le calcul ( simple ) ; mesure à l'aide d'un pied à coulisse digital de 40 images ( déchets de bande etc. ) correspondent à environ 169mm/40 =4,225mm. 1 bobine de 15m contient 3571 images , avec une vitesse de défilement de 18 im/s cela nous ramène à un enregistrement d'environ 197 secondes soit 3'17 ''

 

J'ai donc procédé à plusieurs mesures de tension qui correspondaient à la projection d'une bobine de 15m en 3'20''RESULTAT : 13 ,2 volts.

 

C'est ici que je me sert de mon alimentation variable ; après quelques tâtonnements (et à l'aide de mon multimètre numérique comme indicateur ) je REUSSI à enregistrer les image très stables ( tension mesurée 13,19 v avec une variation de +/-0,01v ) mesures aux environ de13volts +/- 1,5v lors de mon 1er essai ; tension instable due aux variations du secteur ).

 

 

Les seul défauts apparus lors du traitement ( plus loin dans mon travail définitif ) sont uniquement dus aux déformations des perforations de la bande film ( après contrôle à la loupe ) mais cela reste correct et peu visible.

 

J'ai apporté quelques modifications dans mes réglages ( après le 2 essai concluant ).

 

Tout d'abord rétrécir la taille de capture ; en effet lors du traitement du film ( PC ) on se rend compte que les angles arrondis et les bords ne sont pas nets, Il suffit que les 4 angles du cadre de capture du caméscope n'englobent pas les angles arrondis de l'image Cela réduit de façon insignifiante le format d'origine des images.

 

Maintenant que j'ai trouvé les solutions d'enregistrement il me reste à assembler mes 21 petites bobinesLes bobines vierges de 120m sont introuvables et ne sont plus fabriquées alors j'en ai réalisées 2. Carton genre boite à chaussures, découpage de 2x2 flasques de la taille d'une grosse bobine et fixations à l'aide d'adhésif sur 1 première petite bobine libre ( enroulée sur la grosse bobine vierge qui restait ) ne pas oublier de laisser au centre  le passage de l'axe d'entraînement

CA MARCHE TRES BIEN  mais attention c'est relativement fragile.

 

 

Après toutes ces péripéties j'ai donc enregistré toutes mes bobines sur cassette vidéo8 à l'aide du caméscope ANALOGIQUE,cassettes que j'ai ensuite chargées dans mon caméscope NUMERIQUE pour transfert dans mon PC pour traitement et montages définitifs ( le caméscope analogique n'est pas équipé de sortie vers PC prise 1394 ) J'ai donc pu ensuite travailler mes * films * ( suppression des raccordements entre bobines , défauts de prises de vues d'origine , flous  , correction des couleurs , contraste  etc. )

 

Suppression ou non du bruit du projecteur ( comme les anciens films muets ) adjonction de bruitages ou autres sons.

 

On arrive maintenant avec l'aide de bons logiciels à obtenir des résultats satisfaisants.

 

Après quand même pas mal d'heures de boulot j'ai réussi à graver ( et surtout sauvegarder ) 2 DVD de 1h20mn environ.

 

 

 

 

 

Serge B.

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